Aller au contenu principal
Fermer

Syrie-Explosion dans un café de Damas, six morts - presse officielle
information fournie par Reuters 02/07/2026 à 19:44

(Actualisé tout du long; photo/TV à disposition)

L'explosion jeudi d'une bombe dans un café bondé situé dans le centre de la capitalesyrienne Damas, près du palais de justice, a tué au moins six personnes et blessé vingt-deux autres, a rapporté la presse officielle syrienne, sans être en mesure dans l'immédiat de donner des précisions sur l'origine de l'attaque.

Aucun groupe n'a revendiqué l'attaque, qui vient exacerber le défi sécuritaire auquel est confronté le gouvernement du président Ahmed Al Charaa, arrivé au pouvoir après avoir renversé Bachar Al Assad en décembre 2024 dans le cadre d'une offensive d'une alliance de rebelles.

Selon la télévision d'Etat, un engin explosif a été placé à l'intérieur du café.

Le gouverneur de Damas, Maher Idlibi, cité par la presse officielle, a déclaré que l'explosion avait été causée par un engin explosif fabriqué de manière rudimentaire.

Des vidéos diffusées sur les réseaux sociaux montrent des personnes blessées et du sang sur le sol dans un café présenté comme le lieu attaqué. Reuters n'a pas pu vérifier l'authenticité de ces images.

Bien que la chute de Bachar Al Assad a mis fin à la longue guerre civile syrienne, la capitale Damas a été depuis lors le théâtre de plusieurs incidents sécuritaires, dont l'explosion en mai dernier devant le siège du ministère de la Défense d'une voiture piégée qui a tué un soldat syrien et blessé au moins dix-huit personnes.

Si aucun groupe n'a revendiqué l'attaque de jeudi, des responsables sécuritaires ont souligné par le passé que l'Etat islamique (EI) entendait profiter du vide sécuritaire laissé par la fin du règne de la famille Assad, en réactivant des cellules dormantes, recrutant des combattants et acheminant des armes alors que le nouveau pouvoir à Damas oeuvre à renforcer son autorité à travers l'ensemble du pays.

Plus tôt cette année, l'EI a annoncé ce qu'il a présenté comme une nouvelle phase d'opérations contre le gouvernement du président Ahmed Al Charaa. Jadis implanté dans de larges pans de Syrie et d'Irak, qu'il contrôlait, le groupe insurgé n'est plus aussi puissant qu'avant 2019 mais demeure capable de perpétrer des attentats.

Aux yeux de responsables syriens, irakiens et occidentaux, l'EI constitue toujours l'une des principales menaces contre la transition démocratique de la Syrie.

L'opposition à Ahmed Al Charaa est constituée également d'anciens officiers et soldats fidèles à Bachar Al Assad.

(Jana Choukeir à Beyrouth; version française Benoit Van Overstraeten et Jean Terzian)

0 commentaire

Signaler le commentaire

Fermer

A lire aussi

Pages les plus populaires